Chateau eperon paysage

Commune de Duilhac sous Peyrepertuse

DUILHAC SOUS PEYREPERTUSE Site web

Quelque part, entre Carcassonne et Perpignan, dans les Corbières, je m'élève telle une
muraille de roc, aussi haute que mince en mon sommet. Sur cette arête je m’étend, longue
citadelle médiévale, j'épouse les contours du rocher. J'apparais au promeneur comme un long vaisseau de pierre, échoué là en un temps immémorial.


Plusieurs souverains espagnols et français m'ont possédée par le passé, avant de disparaître. Mais toujours je me dresse traversant les âges.

Même l’historien le plus blasé et le plus familier de l’architecture médiévale redevient un enfant  émerveillé devant moi, qui appelle tous les superlatifs. « Le plus extraordinaire château de montagne subsistant en France », dit Henri-Paul Eydoux.


C’est sur une crête de roc calcinée que je me dresse à 800 m. d'altitude. On me nomme Peyrepertuse ( pierre percée). Nos ancêtres du Moyen-âge ont trouvé là une fortification naturelle, que la main de l’homme n’a fait que parfaire. Non seulement les parois du rocher sont inaccessibles mais, en outre, les architectes d'autrefois les ont couronnées de murailles et de tours.

Du bas de la montagne, on ne croyait voir qu’un château, mais c’est tout un ensemble de constructions en ruine, une véritable citadelle que l’on découvre, l’ascension faite. Une sorte de cité  aérienne, de « Carcassonne céleste ». On trouve là deux châteaux : l’enceinte basse, avec un donjon, et une deuxième citadelle, située sur le Roc San-Jordi qui domine la première, et qui a également son donjon.

Cette particularité est liée à mon histoire, car je fus construite au gré des changements de propriétaires.

En 1239, dans des circonstances obscures, le régent d’Aragon me vend à Louis IX (futur Saint Louis),
pour 20000 sols melgoriens. Ce qui ne fut pas accepté sans heurts puisque le sénéchal de Carcassonne dut organiser une expédition pour faire valoir les droits de la couronne.
Mais Guillaume de Peyrepertuse ne put tenir que quelques jours avant d’accepter la reddition. Je deviens alors citadelle de frontière française du XIIIe siècle à 1659 -date à laquelle, avec le traité des Pyrénées qui bouleverse les frontières, je perds ma fonction stratégique.

Nationalisé à la Révolution, je suis acheté en 1820 par Joseph Séguy et Jean Paul Burjade, habitants de Duilhac, et reste à l’abandon jusqu’à mon acquisition par la commune de Duilhac sous Peyrepertuse. Classé Monument Historique en 1908, je connais à partir des années 50 plusieurs campagnes de fouilles archéologiques et suis ouvert au public en 1973. J'ai fait l'objet depuis de nombreux travaux de restauration, mise en sécurité et consolidation. Plus de 3 millions de visiteurs sont venus fouler les rochers et admirer la vue que je contemple à mes pieds tous les jours.

Afin que les générations futures puissent toujours venir me visiter, je suis avec mes quatre frères et Carcassonne en lice pour l'Unesco !

La municipalité de Duilhac sous Peyrepertuse, (152 habitants) avec ses petits moyens continue de vouloir me valoriser à travers de nouvelles formes d'arts.

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