Rénovons la Porterie de l'Abbaye de la Crête

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Permettre de continuer la restauration d'urgence de la Porterie de l'Abbaye de la Crête et immortaliser les souvenirs et son histoire pour ses 1000 ans d'existence !

L'Abbaye de la crête 

La Porterie de la Crête, une halte au milieu de la forêt

Redevenu privé depuis fin 2006, soutenu par la DRAC, le bâtiment a bénéficié en 2013 d'un financement de la Communauté Européenne pour la façade Est, dans le cadre de la valorisation du bassin nogentais et de l'offre touristique de la vallée du Rognon.

En vue d'importants travaux prévus à partir de 2020, la Porterie a déjà besoin de vous, pour la mise à jour d'une étude préalable datant de 2005, et pour les démarches administratives.

Histoire de l'abbaye de la Crête

Au XIème siècle, on a survécu à l'an 1000.

Mais, comme la société civile, l'Eglise est terriblement dégradée depuis la mort de Charlemagne.

La grande réforme de Grégoire VII, en 1075, reflète les besoins spontanés des populations. Les communautés indépendantes et les ermites prêcheurs sont nombreux. L'élan religieux général est alors encadré par les croisades et le développement majeur de nouvelles formes de monachisme.

Un bénédictin, saint Robert de Molesmes, crée le "nouveau monastère" à Cîteaux, fondateur de l'ordre cistercien, qui reste aujourd'hui abbaye "chef d'ordre".

Une des 4 premières filles de Cîteaux, Morimond, fondée en Haute Marne en 1115 ou 1117, essaimé à son tour plus de 300 abbayes, dont la Crête.

En 1118, un prieuré lui est donné, appelé aujourd'hui la "vieille Crête", à près d'un km du futur monastère. Morimond y envoie son moine Baudoin de Bonnecourt avec 12 compagnons, pour y installer une nouvelle communauté.

Mais l'emplacement, loin de la rivière, ne convient pas à une abbaye cistercienne.

La générosité de Simon II, seigneur de Clefmont, permettra la réalisation de l'ambitieux projet, avec le don de la belle clairière bordée du Rognon et des vastes forêts.

En 1121, cette terre est consacrée au Christ (Chrest), d'où le nom de « la Crête » ; le petit groupe s'y installe.

La vie d'une communauté cistercienne nécessite la proximité de l'eau, pour la pisciculture, les besoins quotidiens, les industries et les transports ; du bois, pour le chauffage, les outils et les produits manufacturés ; des carrières pour la construction ; et enfin des pâturages.

À la Crête ils ont tout, à condition toutefois que les moines se fassent défricheurs, laboureurs, charpentiers, artisans, suivant la prescription : "Ora et labora".

La Porterie est d'abord posée de l'autre côté de la rivière.

Après 3 siècles de pauvreté et de dégradations, la communauté, au XVIIIème siècle, peut envisager un vaste projet global. Le pont est déplacé. 

Les travaux commencent en 1735 pour la Porterie ; elle est reconstruite près du moulin, et ferme désormais la clôture sur la clairière, donnant une double protection à l'espace abbatial avec une grande basse-cour entre elle et l'abbaye elle-même.      

Au XIIème siècle, un monastère assume à la campagne le rôle social de l'hôpital en ville.

Souvent d'ailleurs, le monastère s'enracine sur un hospice rural.

Alberic, 2eme abbé de Cîteaux, s'est particulièrement penché sur les moyens à adopter pour élargir la charité. L'exploitation des ressources de la terre : pâturages, forêts, mines, rivières, est en son temps la grande source de richesse pour aider le plus possible les malheureux, innombrables, il faut du territoire, mais aussi de la main d'œuvre.

Alberic a donc l'idée des frères convers, inexistants chez les bénédictins. L'abbaye devient en conséquence une énorme entreprise.

De Saint-Dizier à Dijon, et de Bar-sur-Aube à Saint-Dié, la Crête sera à la tête d'environ 14 fermes, moulins, 30 paroisses, de ses granges et colombiers, de prés, de vignes, de forges et de fours, d'un commerce du sel, de maisons et du droit de justice.

Si l'économie de l'abbaye s'étend sur de vastes dimensions géographiques, elle est gérée à la Porterie.

C'est à la Porterie que l'on paie les intervenants extérieurs et que l'on traite les contrats. Mais surtout, c'est à la Porterie que seront faites les distributions de pain, et que le pèlerin, le vieillard, le malade et le visiteur de toute catégorie va frapper. L’Aumonier y décidera s'il doit loger le visiteur au dortoir de la Porterie, pour une ou plusieurs nuits ; selon le besoin, il y sera nourri, lave, habillé.

S'il s'agit d'un visiteur de marque, souvent un bienfaiteur ou un ecclésiastique, l’Aumonier l'accueillera à la "maison du dehors, ou "maison des hôtes", ou "palais abbatial", où il se donne le droit de tenir sa cour.

L’Aumonier les reçoit tous avec une prière commune et en leur lavant les pieds.

La Crête, comme partout, a souffert de la commende. Si des abbés commenditaires vampirisent l'abbaye, les quelques moines, appauvris au milieu des lieux dégradés, s'inquiètent encore de leur devoir de charité. 

L'architecture élégante et raffinée, qui reste sobre et modeste en plein XVIIIème siècle, devant sa beauté à ses proportions, témoigne de cette histoire complexe.

Au 20eme siècle, la Crête écrit encore son histoire.

Dans les années 1940, un génial aumônier de l'école Saint Philibert de Nancy installe ses colonies de vacances à la Crête, qui est alors une ferme. Aujourd'hui encore, les vaches des mêmes propriétaires nous tiennent compagnie dans la clairière.

Les enfants, en pleine guerre, mangent tous les jours de la viande, des fromages et des gourmandises. C 'est souvent le sujet majeur du courrier à leurs familles. Tant mieux, en plein air, on fait beaucoup de sport, on travaille dans les ateliers éducatifs. On récolte aussi les armes dans la forêt : ainsi, les adolescents font 3 prisonniers allemands égarés de la bataille d'Andelot dans la Porterie ; ils les remettront à la division Leclerc. 

Le soir, les colons doivent relater et illustrer leur journée. En septembre, ils en feront chaque année un beau livret.

Au début des années 2010, un visiteur se présente : il a fait tous les "camps de la Crête", de 1942 à 1945, ou, selon lui," il se fait un bien immense" ; il y revient,  comme en pèlerinage, chaque année.

Il est heureux de voir les travaux sur la Porterie.

Il me fait un cadeau extraordinaire : 4 livrets, qu'il m'autorise à éditer. Manque seulement le livret de 1943.

Je l'aurai quelques années plus tard grâce à la visite de 2 autres anciens de l'école Saint Philibert et de ses camps.

De retour au bout de 50 ans, ils me racontent tout et me donnent des photos.

Je comprends pourquoi je fais tant d'efforts.

Le livret de 1943, édité en fin d'année, sera, comme les autres désormais, exclusivement réservé aux donateurs. 

Aujourd'hui, à la belle saison, la Porterie accueille au jardin d'Hildegarde, ouvert sur la clairière, les promeneurs en quête de sérénité. Les petits et les grands peuvent y écouter l'histoire de la Porterie, faire leur herbier, se détendre près des plantes médicinales et découvrir des trésors lors des animations. Ils y ont entendu des concerts et des conférences. De mai à octobre, depuis 2019, ils peuvent emprunter des livres.

Dès 2020, les photographes pourront louer les abords pour des photos de mariage, et des musiciens pourront emprunter les lieux pour exprimer leur talent.

Le jardin d'Hildegarde est un modèle écologique : loin de mon lieu de vie, soigne seulement 2 fois par mois à la belle saison sans aucun produit chimique.

Il est propre grâce à l'entretien régulier au vinaigre et à l'arrachage manuel des petites herbes avec leurs racines ; les prédateurs sont éloignés par les plantes qu'ils n'aiment pas. Une plate-bande sera bientôt reconvertie à la permaculture, pour y faire des démonstrations et ateliers.

Nous voulons faire du site un lieu de ressourcement pour le corps et pour l'esprit pour les adultes et une fabrique de bons souvenirs pour les petits, avec les jeux, les ateliers et les livres.

La Porterie de la Crête, un symbole exceptionnel, par sa localisation, et son architecture

Au milieu de plusieurs milliers d'hectares de forêts, on la rejoint au bout d'un pont pour arriver au sein d'une lumineuse clairière.

On découvre alors un des plus authentiques sites cisterciens. Si la Porterie n'est pas l'abbaye elle-même, elle est une pièce majeure du complexe abbatiale.

Sa sobre ARCHITECTURE, dénuée cependant de rigueur, rappelle les racines bénédictines, matrices de l'ordre. 

QUI Suis-je ?

"Il y a l'univers des adultes.

Et celui des enfants.

Une tête d'enfant est pleine de rêves.

Parmi mes rêves d'enfant,

Il y avait la construction d'une église".

Plus attirée aujourd'hui par le spirituel que par le religieux, je suis la propriétaire de la porterie de l'abbaye de la Crête, et porte avec fierté ce projet. A présent libre de toute responsabilité familiale, je suis heureuse de pouvoir à la fois matérialiser ma prière et valoriser le territoire.

Après 30 années de l'autre côté de l'Atlantique, où la belle architecture est souvent privée, je vois combien est précieux notre patrimoine bâti, souvent public. Il a façonné notre culture, il est notre ADN, le rendre accessible au public est une de mes priorités.

En 2005, alors que je me consacre à une autre abbaye cistercienne, on me fait découvrir la Porterie.

C'est le choc.

Elle a perdu les 3/4 de sa façade Est, le pignon Nord est largement crevé, il manque la moitié du toit, la voûte centrale souffre d'un trou sur toute sa largeur, profond de 2,50 m.

Les murs sont gorges d'eau. J'apprends qu'elle ne survivra pas 5 ans si elle est laissée en l'état.

Pourtant, en face de la belle clairière, ses jolies proportions se devinent, les restes de l'abbaye sont en très mauvais état, elle témoigne d'une histoire remarquable, elle est classée depuis 1991.

Je la reprends pour 1€ symbolique fin 2006, décidée à faire tout ce que je pourrai.

En effet tout ce que j'ai y passe.


Présentation du projet

Les travaux "sauve qui peu" commencent dès 2007 pour 10 ans de soins d’urgence :

- En 1er, sauvegarde de la toiture restante : avec 800 tuiles, puis 500

- Reprises des lattis et des arêtiers

- Dégagement des abords

- Mise hors d'eau/hors d'air

- Fissures, jointements

- Secours à la stabilité du bâtiment avec la réfection de la partie manquante de la voûte centrale et les tirants.

Puis enfin, en 2013, grâce à la Communauté Européenne, nous parvenons à la reconstruction de la façade Est à l'identique.

Elle est démontée puis remontée à neuf, les fondations et l'intérieur gorgés d'eau sont assainis, un drainage est installé tout autour du bâtiment.

On en profite pour stabiliser les cheminées, redresser la corniche de la façade Ouest. On libère les jolis bouquets de pierres des étais.

Ils seront 7 à travailler sur le chantier, magnifique équipe de tailleur de pierres, maçons, architecte, expert de la DRAC.

L'espace extérieur étant sécurisé, on peut en 2015 créer un jardin de plantes médicinales :

Le " Jardin d'Hildegarde" où le promeneur peut se reposer et les parents offrir un loisir éducatif aux petits.

Des panneaux didactiques sous forme de trompe l'œil sont installés en place des fenêtres, donnant le nom des plantes, l'histoire du lieu et le détail des travaux.


À quoi servira la collecte ?

Nous avons hâte d'avoir 4 murs en bon état, un bâtiment stable, et des grilles, qui permettraient d'envisager un usage interne du bâtiment. Mais voilà, avant de passer aux actes, il faut définir l'état des lieux à ce jour. Notre étude préalable date déjà de 2005 et il faut remplir les conditions administratives.

Nous avons stabilisé le bâtiment, l'avons mis hors d'eau, hors d'air, traité les fissures et surtout nous avons restauré la façade Est à l'identique avec un démontage jusqu'aux fondations et un remontage complet. Nous avons assaini les murs gorgés d'eau à l'intérieur et installé un drainage tout autour pour les protéger de l'humidité.

La voûte centrale, en plus d'être fissurée souffrait d'un trou de 2,50m sur 5m : elle ne soutenait plus la façade Est. Nous l'avons traité tout au début.

Aujourd'hui nous avons de belles ambitions pour les prochaines années et nous voudrions opérer très prochainement.

Pour son anniversaire, 900 ans, nous voulons la porterie toute belle, et pour permettre la réalisation de ces travaux d'urgence, nous pourrons bénéficier d'une subvention de 67,202€ répartie sur chacun des chantiers. Mais nous avons besoin de votre aide pour les débuter !

Voûte de réseau hydraulique

Lors d’une exploration en sous-sol côté sud, en vue de trouver une citerne, nous avons découvert une belle construction en voûte, qui valait l’appel du département d’archéologie, qui a confirmé avec le maçon, qu’il ne s’agissait pas d’une citerne mais d’un réseau hydraulique partant autrefois du bâtiment des convers pour se déverser à la rivière. Etant donné que la voûte présentait déjà avant des signes d’instabilité et donc des conséquences sur le pignon Sud, il m’a été conseillé d’opérer prioritairement la restauration de la voûte.

Les grilles

Au centre des deux belles façades nous voulons remplacer les deux grilles de chantier et la porte en planches par 2 grandes grilles à l'ancienne.

Elles protégeront l'intérieur du bâtiment et quand la voûte centrale sera restaurée, elles permettront d'envisager le processus de sécurité pour ouvrir le passage central au public.

Les grilles pourraient être faites en 2020.

Façade Ouest

Nous avions déjà traité les fissures depuis longtemps, en urgence mais les campagnes d'enduit ont été partielles et temporaires, en "sauve qui peut".

Souvent les visiteurs me disent que si la façade Ouest était comme la façade Est, ce serait magnifique !

C'est dans le programme de 2020.

Le Pignon Nord

La façade EST a été démontée, puis remontée, mais il manque le tiers du pignon Nord !

Opération d’envergure : il faut démonter ce qui reste du haut du mur jusqu'au bandeau, remonter à l'identique, traiter toutes les fissures, rétablir la porte et la fenêtre d'origine, enduire.

Le bâtiment devrait être complet en 2021, année anniversaire.

Et puis nous commencerons une autre phase de travaux.

Avant le toit, qui est malgré tout hors d'eau, il faut assurer définitivement la stabilité du bâtiment.

La voûte centrale devra être démontée puis remontée.

Enfin nous travaillerons sur le toit, par paliers.

Palier 1 : Etude et demande d'autorisation de travaux et voûte de réseau hydraulique : 2809€

Palier 2 : Les grilles : 8064€  

Palier 3 : La façade Ouest : 13939€       

Palier 4 : Le pignon Nord : 34507€ 

Comment soutenir ce projet ?

Vous pouvez soutenir ce projet :

  • - en faisant un don en ligne par carte bleue  sur cette page après inscription sur le site Dartagnans
  • - en effectuant un virement bancaire après inscription sur le site Dartagnans
  • - en envoyant un chèque, au dos duquel vous ferez figurer votre adresse e-mail, libellé à l’ordre suivant "Odile Narboni", expédié à l'adresse suivante :

Dartagnans
Campagne de La Porterie de l'Abbaye de la Crête
15 rue de Milan
75009 PARIS

Un immense merci pour votre soutien !

Merci infiniment pour votre participation qui contribue à sauvegarder le patrimoine des villages ruraux.

Pour toutes questions : 

La Porterie de l'Abbaye de la Crête

52700 BOURDONS SUR ROGNON

E-mail : [email protected]


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Le livret des plantes médicinales
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1 repas Seigneur d'Ecot la Courbe
1 kg de miel
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La collection complète des livrets colonies (5 livrets)
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