Sauvegarde du château de l'Isle

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Le château de l’Isle


Situé à quelques kilomètres en amont de la ville d’Orléans, sur la rive gauche de la Loire, dans ce magnifique paysage ligérien, le château de l’Isle, joyau de la Renaissance est la demeure des baillis d’Orléans. Symbole de la commune de St Denis en Val (45560), il est partie prenante, de l’histoire orléanaise et un haut lieu du protestantisme.

Ce magnifique monument a passé trois siècles sans encombre les aléas de l’histoire, jusqu’au 19ème siècle où il fut victime des colères de la Loire, depuis il se dégrade.

Pour empêcher ce monument menacé d’effondrement, l’association de Sauvegarde du Château de l’Isle (ASCI) va réaliser une campagne de financement participatif. Il s’agit d’une récolte de fonds qui aura lieu avec le concours du site web DARTAGNANS spécialisé dans la sauvegarde de monuments. Dans un contexte de baisse des subventions et de coupes budgétaires, le crowdfunding se révèle comme une source de financement à part entière !

Pour faire en sorte que ce témoin de l’histoire Orléanaise et emblème du village, ne cède sous le poids du temps.

L'hôtel Groslot , aujourd’hui l’hotel de ville d’Orléans


Inscrit au titre des monuments historiques depuis 1925, le château de l'Isle se trouve sur la rive sud de la Loire, accessible via l'itinéraire cycliste de la Loire à vélo.

Il se trouve également dans le périmètre de la région naturelle du Val de Loire inscrit au patrimoine de l’Organisation des Nations unies pour l’ éducation, la science et la culture (Unesco). Il représente l’un des haut lieu du protestantisme orléanais pendant les guerres de religion.

Il est le pendant de l'hôtel Groslot, place de l'Etape à Orléans.

Il était la résidence "de campagne" de cette célèbre famille dont deux membres Jacques et Jérôme furent baillis de la ville d'Orléans au XVIe siècle.

Le château de l'Isle

Au XVe siècle, il faut considérer les îles de la rive gauche comme des terres isolées par les eaux seulement lors des crues. Le chenal navigable était au plus près du coteau de Chécy sur la rive nord du fleuve.

Les levées modernes édifiées à partir du XVIe s. ont rattaché définitivement ces îles à la rive gauche. A l’extrémité de l’Île aux Bourdons, s’élèvera le château de l’Isle. 1348, Pierre Bourdon est seigneur de l’île qui porte alors le nom de sa famille.


Carte de l’emplacement supposé des Iles aux XV et XVI siècle, rive gauche de la Loire, d’après E. Moreau.



Les baillis Groslot

Jacques, fils de Jehan, obtient la charge de bailli d’Orléans qu’il conservera de 1521 à 1545. Il est également chevalier, chancelier d’Alençon, de Berry et conseiller du roi.

1530, les travaux du château de l’Isle débutent.

1532, il acquiert la métairie de la Haute-Isle et les droits féodaux attachés. 1535, il obtient de François 1er l’autorisation de construire un pont-levis.

1545, Jérôme succède à Jacques, son père, à la fonction de bailli d’Orléans.

1548, le domaine de Jacques Groslot s’étend sur la superficie considérable de 1170 arpents (482 ha) comprenant l’Isle, la Haute-Isle, le Mont ainsi que l’Ile-aux-Bœufs et de nombreux lieux environnants :

1552, Jacques Groslot décède. Son hôtel de la place de l’Etape à Orléans est encore en cours de construction.

Fervent partisan de la Réforme, Jérôme Groslot se voit signifié son arrestation, ainsi que Condé, lors du passage de François II à Orléans.

François II de France vers 1560 (par François Clouet) BNF

Le décès du roi dans l’hôtel Groslot en décembre 1560 le sauve de l’exécution de la condamnation.

La mort de François II à l'Hotel Groslot - Tableau de Pierre Dupuis, 1865

François Ier de Lorraine, duc de Guise, portrait (par François Clouet)


En 1562, le duc de Guise organise le massacre des protestants à Wassy, déclenchant le début des guerres de religion. Orléans est occupée par les armées protestantes en 1562 puis 1567.

Henri Ier de Bourbon, deuxième prince de Condé (1552–1588) (Crayon de l'école de Clouet)


Condé décide alors de faire d'Orléans la capitale de la France protestante. Il entre dans la ville avec deux mille hommes, les catholiques n'osant lui résister. Au début la cohabitation se passe bien, mais le 21 avril 1562, apprenant que des protestants viennent d'être assassinés à Sens, les huguenots se soulèvent et les églises sont dévastées. En septembre 1562, à la suite de la prise de Bourges par les catholiques, Condé s'occupe de renforcer la défense d'Orléans. Le 7 novembre, parti en campagne, il se fait battre et capturer à Dreux.

Gaspard II de Coligny, portrait (par François Clouet)

Coligny, devenu chef des huguenots, laisse la ville sous les ordres de son frère d’Andelot (François de Coligny)

Portrait de François de Coligny (vers 1555), (atelier de François Clouet, Chantilly musée Condé).


Coligny, devenu chef des huguenots, laisse la ville sous les ordres de son frère d’Andelot (François de Coligny) le 1er février 1563. Cinq jours plus tard, le duc François de Guise arrive à Olivet avec les troupes royales. Il donne l'assaut avec trois mille hommes et il s'en faut de peu que la ville ne soit prise. Le 18 février, après avoir fait venir de Paris des canons et du matériel, le duc de Guise s'apprête à repartir à l'assaut. Mais le soir même, alors qu'il revient d'une tournée d'inspection, il est assassiné par le protestant Poltrot de Méré.

La pierre du Duc (à gauche sur la photo) où François de Lorraine, Duc de Guise fût assassiné.

Sa mort désorganise l'armée royale et au début du mois de mars des négociations commencent entre Condé, retenu à Amboise depuis la bataille de Dreux, et Montmorency, prisonnier des Huguenots. Jérôme Groslot qui possède une ile au milieu de la Loire la propose comme lieu de réunion et le 12 mars 1563, la paix de Caudray (ou de l'Isle-aux-Boeufs) est signée, elle est confirmée dix jours plus tard par l'édit d'Amboise. Le 1er avril, les soldats huguenots évacuent la ville.

La paix de l'Ile-aux-boeufs (près d'Orléans), mars 1563

Perrissin Jean-Jacques (1536?-1611?) (d'après) Hogenberg Frans (1535-1590) Pau, musée national du château de Pau


1563 à 1567 : Le retour à la paix Sipierre, nommé gouverneur par la Reine-Mère est chargé de ramener la paix entre les Orléanais, dressés les uns contre les autres. Après avoir désarmé les habitants, le calme revient rapidement.

Portrait de Charles IX, enfant (1550-1574),

d'après François Clouet musée Condé (C) RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly)

Le 26 avril 1563, Charle IX et sa mère arrivent à Orléans, pour donner les instructions nécessaires à l'application du traité de l'Isle-aux-Boeufs. Les catholiques retrouvent ainsi une place importante dans toutes les fonctions publiques.

Sipierre, s'attachant à faire respecter scrupuleusement les clauses de la paix, de nombreux protestants certains d'être en sécurité à Orléans, viennent s'y réfugier. Le roi décide alors de démanteler la ville pour éviter qu'elle ne puisse servir de place forte en cas de nouveaux troubles. C'est ainsi que les tours sont minées, la Porte-Bourgogne démolie, et la Porte-Bannier transformée en citadelle, occupée par une garnison catholique.

Jérôme Groslot tombe alors en disgrâce et perd sa charge de bailli. Il est condamné à mort en 1570 pour crime de lèse-majesté.

L’édit de pacification de 1571 lui permet de rentrer en grâce. Il est autorisé par Charles IX à tenir un prêche dans son château de l’Isle.

Invité à Paris pour le mariage d’Henri de Navarre et de Marguerite de Valois, Jérôme Groslot est victime du massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572.

Le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572) ( par Francois Dubois)

Les massacres se poursuivent dans toute la France, dès le lendemain à Orléans. La veuve et les enfants de Jérôme Groslot ont le temps de fuir mais leurs domestiques sont tués. La fille de Jérôme partira en Normandie où elle épouse un gentilhomme Samuel Puchot. Son fils Jérôme II voyage, étudie et écrit. Ils ne reviennent plus au château de l’Isle qui est loué puis vendu en 1751 à Charles Maximilien Midou seigneur de Cormes. Le domaine passe en 1794 à la famille de Mainville, négociants d’étoffes d’indienne à Orléans. Il est transmis par mariage en 1803 au Louet de Terrouenne qui le cède vers 1914 au baron Henri Petiet.

1866, sous la pression du fleuve en crue, la levée cède à 150 m du château. Il est en grande partie détruit.


Ruiné par la crue de 1866, le château a ensuite été abandonné aux intempéries, à la récupération de matériaux, à la végétation et aux dégradations.

En 2008 notre association rachète le château.


Présentation du projet

C'est avant tout l’emblème d’un village et le dernier témoin des malheurs qui frappèrent le val d’Orléans dans le passé. Ce monument a connu les guerres de religions et les inondations il méritait mieux que l’oubli.

Partant du principe que, quand on veut, on peut, des bonnes volontés se mobilisent, ce ne sont pas des nostalgiques d’une histoire révolu, mais des femmes et des hommes qui pensent qu’il n’est pas inutile de rappeler à nos concitoyens par la présence de ce monument, que l’histoire à valeur d’exemple pour le futur. Une folie que de vouloir maintenir cette ruine mais que beaucoup d’habitants du village et des alentours ont plébiscité ce projet, ce qui nous motivent d'autant plus.

Les tous premiers travaux ont portés sur le nettoyage de la végétation qui envahissait les murs et le dessouchage des arbres menaçant les fondations.

Nous avons mis en place des étais ainsi que des câbles de serrage pour stabiliser le structures qui menaçaient de s’effondrer.

Quelle est l'urgence ?

Nous devons maintenant consolider le monument sur le long terme en mettant des protections sur les parties supérieures des murs (infiltrations des eaux pluviales), obturer les fissures et reloger les clefs de fenêtres menaçants de tomber.



À quoi servira la collecte ?

Le but de cette campagne est de financer la mise en sécurité (éviter l’écroulement), la mise hors d’eau particulièrement urgente et de combler les trous dans la maçonnerie par l’achat et la pose de briques et pierres de tailles.



Objectif minimum: 6 000 €, qui nous permettront de financer l'étrésillonnement des ouvertures en façade arrière. 

Si cet objectif est atteint :
- Palier 2: 12 000 €, qui nous permettront de financer l'échafaudage de l'aile nord et la mise en place de linteaux intermédiaires sur les quatre ouvertures du premier étage de la façade principale.


Qui sommes-nous ?

Malgré son inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1925, le château des baillis d’Orléans s’est progressivement détérioré. Ce haut lieu du protestantisme orléanais a été délaissé, ignoré malgré tous les efforts entrepris pour le faire connaître. Un groupe de bénévoles, considérant qu’il méritait mieux que son abandon, s’est constitué en association de sauvegarde (ASCI) en 2008. Elle a racheté le château deux ans plus tard. Aujourd’hui ce qui reste du château fait l’objet d’une attention particulière pour le conserver et le faire connaître à nos concitoyens.

Comment soutenir ce projet ?

Vous pouvez soutenir ce projet :

  • - en faisant un don en ligne par carte bleue  sur cette page après inscription sur le site Dartagnans
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  • - pour les donateurs français seulement, en envoyant un chèque, au dos duquel vous ferez figurer votre adresse e-mail, libellé à l’ordre suivant "Association de Sauvegarde du château de L’Isle", expédié à l'adresse suivante :

Dartagnans
Campagne Château de l’Isle

15 rue de Milan

75009 PARIS

Merci à tous nos donateurs ! Continuez à nous suivre !

Amis mécènes ou sympathisants, nous vous remercions vivement de participer à cette aventure qui est le début d’une nouvelle naissance du château de l’Isle

Grâce à votre soutien financier ou moral en partageant ce projet autour de vous ou sur les réseaux sociaux, vous devenez partie prenante de cette aventure hors du commun.

Vous vous inscrirez ainsi dans la longue liste des personnes ayant contribué au rayonnement de cette magnifique demeure de la Renaissance et de son 1er propriétaire au début du XVI siècle le Bailly d’Orléans Jacques Groslot,. Et ceci pour l’éternité...

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